06/04/2012

Audenarde - 2

Nous poursuivons notre visite guidée d'Audenarde.

 

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Le béguinage

 

A deux pas de la Grand Place, le béguinage est dominé par la tour de l'église Sainte-Walburge.

 

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Si à l'origine, les béguines d'Audenarde s'étaient établies à l'arrière de l'église Sainte-Walburge, le béguinage actuel a accueilli ses premières occupantes en 1449.

 

Les béguines n'étaient pas des religieuses et ne prononçaient pas de vœux définitifs, mais elles devaient être célibataires et faire vœu de chasteté. Elles pouvaient cependant disposer d'un patrimoine personnel.

 

Quelques petites maisons blanchies à la chaux du XVIIe siècle ont été conservées, mais la plupart des maisons ont été reconstruites aux XIXe et XXe siècles.

 

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Dommage, un bâtiment moderne détruit la perspective sur la chapelle !

 

Sainte-Walburge

 

L’église Sainte-Walburge domine toute la ville par le jeu de ses deux styles différents.

 

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A l'emplacement où s'élève l'église Sainte- Walburge une église antérieure fut reconstruite au milieu du XII e siècle, mais rien n'en est demeuré debout. L'église actuelle est donc la troisième qui s'élève en cet endroit.

 

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L’église se compose de deux demi-églises réunies, reconnaissable à l’utilisation de matériaux différents. De la plus ancienne église, datant du 12e siècle, il restait le chœur central et les deux nefs latérales. Alors les bâtisseurs ont commencé à construire une nouvelle église à côté de l’ancienne, mais en 1532, il a été décidé d’intégrer l’ancienne église à la nouvelle. En 1627, la tour a été parachevée. Mais en 1804, un orage foudroyant a détruit la flèche de la tour; celle-ci n’a malheureusement plus été reconstruite.

 

L’église basse est en « gothique brabançon » et le vaste choeur en « gothique scaldien ».

 

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Le « gothique tournaisien » est un style architectural gothique primitif ou romano-gothique de transition, typique de l'ancien Comté de Flandre.

 

L'appellation de « gothique tournaisien » fait allusion au fait que ce style est né à Tournai. De là, il a rayonné dans l'évêché de Tournai, qui incluait à l'époque le comté de Flandre. La plupart des exemples de ce style sont situés dans le bassin de l'Escaut, d'où l'appellation alternative, plus rare en français, de « gothique scaldien ».

 

Les bâtiments de style « gothique tournaisien » sont construits en pierre bleue de Tournai, un calcaire stratifié assez difficile à travailler, extrait dans la région de Tournai. On pense que la pierre était taillée à Tournai même, avant son transport vers le chantier de construction; ceci favorisa le rayonnement du style, parallèlement à celui de l'évêché.

 

Ce style combine des caractéristiques romanes et gothiques: Sont romanes l'utilisation de tourelles latérales à toit conique et les clochers ou tours-lanternes à la croisée du transept. C'est par contre au gothique que ressortissent l'emploi d'arcs en ogive et le déambulatoire longeant les fenêtres extérieures. Ces dernières consistent souvent en trois fenêtres étroites réunies sous un arc unique triplets). Le résultat en est une forte impression de hauteur par comparaison avec les églises romanes, plus anciennes ou contemporaines. Le « gothique tournaisien » n'atteint toutefois pas la sveltesse et les pans de murs audacieusement aérés, caractéristiques du gothique élevé français.

 

 

Notre-Dame de Pamele

 

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L’ Eglise est un exemple remarquable du style « gothique scaldien », construite en pierres de Tournai. A l’extérieur une plaque rectangulaire en bronze mentionne Arnulf (Arnould) de Binche, 1234. La construction fut terminée trente ans plus tard. L'église fut achevée en un laps de temps suffisamment court, pour que la conception de son premier architecte fût assez fidèlement suivie et qu'elle présentât une très belle unité.

 

Ses caractéristiques du style scaldien du XIII e siècle : son triforium, ses triplets, sa tour de croisée octogonale,

 

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Les déambulatoires intérieurs et extérieurs montrent l’inspiration du gothique du Nord de la France.

 

Notre-Dame de Pamele possède un système développé de chemins de ronde : un triforium, comme on en rencontre dans plusieurs édifices scaldien du XIII e siècle, est visible dans la nef, le transept et le chœur; un second passage est ménagé dans l'épaisseur des maçonneries à l'extérieur et au niveau des fenêtres hautes.

 

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Le triforium désigne, dans l'architecture religieuse médiévale, un passage étroit pratiqué dans l'épaisseur même du mur ; situé au-dessus des grandes arcades ou des tribunes, ce passage ouvre sur l'intérieur de l'édifice — nef, transept ou abside — par une série régulière de petites arcades. Par son étroitesse et sa construction, le triforium se distingue fondamentalement de la tribune, qui est une galerie supérieure. Il n'a pas été créé en vue d'une fonction déterminée, c'est une invention purement formelle, mais comme ce passage — qui traverse généralement les piles ou qui les contourne — permet la circulation d'un homme, il facilite l'entretien des parties hautes de l'édifice.

 

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L'église a été restaurée entre 1878 et 1904 ; les magnifiques vitraux sont donc des copies récentes et malgré tout précieuse car l'art du vitrail disparaît progressivement.

 

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Kerselare

 

Pour terminer la journée et prendre un peu de repos, nous montons sur le plateau qui domine la ville.

 

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Depuis le Moyen-Age, la chapelle de Notre Dame de Kerselare est un lieu de dévotion à la vierge Marie.

La chapelle construite en 1570 avait survécu à bien des guerres et des révolutions. Elle a été détruite par un incendie en 1961. Elle a été remplacée par une chapelle de béton, dans le style de l'époque, oeuvre de l' architecte Juliaan Lampens. 

 

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Une spécialité locale : les babeluttes (“lekkies”).

Une Babelutte est une sorte de caramel long aromatisé au miel ou à la vergeoise.

Ce nom proviendrait de « parler beaucoup » (babbelen) et « terminé » (uit) en flamand, celui qui en mange n'étant plus en mesure de parler (soit parce qu'il le déguste, soit parce qu'il ne peut plus desserrer les mâchoires). Une explication concurrente, mais de même nature, attribue l'origine du nom à « babelle » (qui signifie « bavard » en Ch'ti).

(à suivre)

 Pour compléter :

 

http://www.oudenaarde.be/fr/visiteurs/info/accessibilite/#

  http://library.kiwix.org:4212/A/Gothique%20flamboyant.html

 http://observersroom.designobserver.com/marklamster/post/juliaan-lampens-an-architecture-with-jaws/30508/

 

 

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