07/04/2012

Audenarde - 3

Après l'architecture, voici les célèbres tapisseries d'Audenarde.

 

Elles sont exposées dans la Halle aux draps qui jouxte l'hôtel de ville et aussi à la Maison de Lalaing qui renferme aussi un atelier de restauration.

 

Difficile de repoduire en photographie ces tapisseries avec leurs couleurs caractéristiques car l'éclairage est faible pour en assure une meilleure conservation. Le rendu des couleurs n'est donc pas parfait

 

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La tapisserie et son histoire

 

A Audenarde, la tapisserie se développe dans les dernières décennies du XIVe siècle. Cette industrie donne à la ville une dimension interrégionale et même internationale. La ville devient l'un des centres de tapisserie les plus importants en Flandre à l'instar d'Arras, Tournai, Bruxelles, Gand et Bruges. Les tapisseries d'Audenarde sont alors exportées dans toute l'Europe occidentale.

 

La première mention dans les archives de tapisseries réalisées à Audenarde remonte à 1368. Cependant, le métier ne connaît un véritable essor qu'à partir du XVe siècle : une charte de fondation de la guilde de Sainte Barbe (1441) fait mention de l'association des tapissiers.

 

Au XVIe siècle, la production de tapisseries à Audenarde atteint son apogée. Les œuvres de cette période, produites en grandes quantités, sont de très haute qualité et présentent une grande variété de sujets. Suite à l'ordonnance générale de Charles Quint promulguée le 16 mai 1544, il devient obligatoire de tisser une marque de ville et une marque déposée de tisserand dans la bordure des tapisseries pour en attester la provenance. La marque d'Audenarde est constituée des armoiries de la ville surmontée d'une paire de besicles.

 

Les tapisseries les plus anciennes conservées jusqu'à présent et attribuables avec certitude à la ville d'Audenarde datent de la première moitié du XVIe siècle.

 

La ville d'Audenarde est surtout célèbre pour ses « verdures ». Ces tapisseries se caractérisent par la représentation de paysages à la végétation luxuriante, présentant au premier plan des figures ou des oiseaux et à l'arrière-plan une ruine, un château ou des montagnes. Les couleurs principales sont le vert dans toutes ses nuances, le bleu, le jaune, le brun et même le rouge.

 

Hormis ces tapisseries décoratives, Audenarde a produit également des tapisseries figuratives ayant pour sujet la chasse, la vie rurale, l'histoire antique, la mythologie et la Bible.

 

Suite aux troubles religieux du début du XVIIe siècle, nombre de tisserands quittent la ville pour s'installer à l'étranger. Même si la production demeure importante en nombre, l'âge d'or de la tapisserie n'est plus. A partir de cette époque, on perd également l'habitude de tisser la marque de la ville dans les bordures.

 

La production de tapisseries perdure jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, malgré un nombre de commerçants qui décroît continuellement et la concurrence accrue des centres de productions français.

 

De nos jours, Audenarde conserve une importante collection de tapisseries et est l'une des seules villes à posséder un atelier de restauration et de tissage : « Huis de Lalaing » (Maison de Lalaing).

 

 

La tapisserie et son usage

 

Une tapisserie est un ouvrage textile décoratif, tissé à la main et tendu sur un mur ou couvrant un meuble. A l'origine, les tapisseries ornaient les murs nus des châteaux et des grands hôtels particuliers, protégeant les habitants contre le froid et l'humidité. Dans les églises et les monastères, elles étaient suspendues entre les piliers de la nef ou derrière les sièges.

 

Lors des cérémonies et des Joyeuses Entrées, on les accrochait dans les rues et aux façades des maisons pour accueillir en grande pompe les souverains et leurs cortèges. Elles étaient également emportées pendant les campagnes militaires pour orner les tentes des généraux.

 

Les métiers à tisser

 

II existe deux types de métiers à tisser : le métier vertical dit de « haute lisse », et le métier horizontal dit de « basse lisse ».

 

A Audenarde, on emploie surtout le métier de basse lisse.

 

Le travail sur les métiers de basse lisse permettait une production à meilleur marché en raison d'un travail plus aisé et rapide : il est en effet possible de séparer les fils de la chaîne à l'aide de pédales, manœuvre qui devait se faire à la main sur les métiers verticaux.

 

Les matériaux

 

Pour les fils de chaîne, on utilisait la laine et les fils de lin. Les fils de trame étaient faits de laine et de soie. Au XVe siècle, les tisserands utilisaient 20 couleurs différentes de fils grâce à des teintures d'origine animales ou végétales; au XVIIIe siècle, certains grands ateliers possédaient 1500 couleurs.

 

Le carton

 

Le tisserand travaille d'après un modèle, un dessin préétabli : le carton. Ce carton est ,une représentation peinte, en détail, à grandeur d'exécution de la tapisserie. Il est fait à l'aquarelle ou à la peinture à l'huile.

 

L'achat du carton exige un investissement important de la part du commerçant-tisserand. En raison de ce coût élevé, les cartons sont réutilisés à diverses reprises, afin de répartir les frais entre plusieurs commandes.

 

Des peintres célèbres ont fourni des cartons pour des séries prestigieuses : P.P. Rubens, J. Jordaens, David Teniers III, Raphaël...

 

D'autres s'en sont fait une spécialité et sont désignés comme « peintres cartonniers » : Barend van Orley, Pieter Coecke van Aelst, Michel Coxie.

 

Les bordures

 

Vers 1500, on introduit dans les tapisseries flamandes des bordures qui constituent un élément décoratif supplémentaire. Certains tapissiers s'en font une spécialité. Ces bordures ont évolué selon des modes successives, et même si à un moment, on retrouve dans tous les centres de tissage en Flandre les mêmes types de bordures, chaque centre de production développe sa propre variante.

 

Source : Texte distribué par le S.I. D'Audenarde

 

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Pour compléter :

 

http://www.godsnaam.be/musees/oudenaarde.htm

 

 Tentative de correction des couleurs

 

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